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Mes lectures de la semaine #3

Mes lectures de la semaine #3

Le pitch : " Monsieur Chirac, je vous demande le droit de mourir.."
Cette supplice, datée du 30 novembre 2002, s'adressait au président de la République française, qui ne pouvait y répondre favorablement puisque la loi, en France, n'autorise pas l'euthanasie. Et pourtant ... Lorsqu'on lit le message bouleversant que nous envoie Vincent Humbert depuis son lit d'hôpital de Berk, on ne peut qu'être troublé : quand la médecine ne peut plus rien pour vous, quand vous êtes le spectateur impuissant de vos tortures, pourquoi vous serait-il refusé (toutes considérations religieuses mises à part) d'en obtenir la fin ?
La fin d'un supplice : c'est ce que Vincent souhaite, avec détermination et des arguments terribles ... En attendant, veillé quotidiennement par une mère-pietà dont l'amour et le dévouement n'ont d'égale que sa propre douleur et assisté par un ami avec lequel il communique par signes, il lance dans ce livre un appel pathétique. Pour que les condamnés de la vie puissent obtenir, s'ils le réclament, une libération dans la dignité.

Mon avis : encore un livre qui attend avec patience dans ma bibliothèque depuis des années.. et je pèse mes mots.

Je l'ai lu en une seule journée, soit 1 AR au boulot... je ne sais vous dire si j'ai aimé ou pas, puisqu'après tout, qui suis je pour juger la prose d'un homme qui demande le droit de mourir et qui nous livre, brut de décoffrage, ses derniers instants, ses souffrances, avec beaucoup de recul et même parfois de l'humour.

J'ai passé un bon moment malgré tout et même si je l'étais déjà avant, ce livre me conforte dans l'idée que l'euthanasie assistée devrait être possible... parce que de toute évidence, la douleur est parfois plus forte que la vie, parce que parfois se rendre compte que l'on est un fardeau pour tout le monde est au-délà de tout et puis je pense, que l'on devrait être maitre de ses gestes, maître de sa vie et de son corps jusqu'au bout... j'ai eu une pensée tout du long, pour sa mère, ses frères... eux qui sont encore là, dans la douleur sans doute mais aussi dans l'acceptation et pour leur courage.

Je sais aujourd'hui que si j'avais été dans son cas à lui, je n'aurais pas hésité...

Une pensée pour Vincent...

Mes lectures de la semaine #3

Le pitch : Rome, sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables.
Marcus est un homme sans passé. Sa spécialité: analyser les scènes de crime pour déceler le mal partout où il se terre. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée.
Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais cru à un accident.
Leurs routes se croisent dans une église, devant un tableau du Caravage. Elles les mèneront à choisir entre la vengeance et le pardon, dans une ville qui bruisse encore de mille ans de crimes chuchotés au cœur du Vatican. À la frontière de la lumière et des ténèbres.

Mon avis : Après la lecture du Chuchoteur, j'ai eu un peu peur de ne pas retrouver la même ambiance, la même plume... quelle erreur !

Ce livre est tout aussi bon que son petit frère... et il commence sur les chapeaux de roue !

Monica, interne de garde, est appelée à intervenir dans la maison d'un homme inconscient gisant à terre. En pratiquant les gestes de base dont un massage cardiaque, tatoués sur ton torse, deux mots : Tue Moi. En regardant autour d'elle, elle découvre la pièce et trônant au milieu : un patin à roulette à sangles dorées, celui de sa soeur... qui a été égorgée il y a 6 ans dans une carrière, avec sur elle, l'autre patin.

Est elle dans l'antre du tueur ? est ce une coincidence ?

Ce roman est curieux, déroutant, affolant, et dès les premières pages il nous emmène loin, très loin et même encore plus loin.

Au fil des pages, plusieurs histoires se mélangent, se tournent autour, s'imbriquent, l'une apportant aux autres des petites pistes et enfin, une fin à tomber à la renverse.

Un des personnages clé est Sandra : photographe dans la police sur les scènes de crime, veuve depuis peu, d'un mari  journaliste reporter, mort en chutant du 5ème étage d'un immeuble. L'enquête conclue à un banal accident, mais c'était sans compter l'appel téléphonique d'un homme se revendiquant d'Interpol qui lui parle d'un meurtre.

La 3ème énigme se dessine avec la disparition de Lara, 23 ans, étudiante en architecture. Marcus et Clémente se lancent à sa recherche. Qui sont ils ? ça je ne peux pas vous le révéler mais nous dirons que ce sont des émissaires non officiels du Vatican.

Le roman saute d'une énigme à l'autre, resserrant les liens de plus en plus, doucement, comme une araignée qui tisse sa toile, nous prenant avec elle dans ses fils.

Tous les chapitres valent le détour et contiennent des rebondissements. La fin termine le livre en apothéose.

Le tout se déroule à Rome, sur fond d'histoires et de secrets. On y découvre des archives du péchés, appelées aussi la Bibliothèque du mal ou la Mémoire du Diable... tentant n'est ce pas ? ces registres recensent des crimes sordides restés impunis car avoués sous le sceau de la confession....

Bref, un excellent thriller que je ne peux que vous conseiller si vous aimez le style :)

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Chicky Poo 29/05/2016 14:06

Carrisi est un de mes auteurs favoris, c'est un vrai régal à chaque lecture ! Il n'y en a qu'une qui m'a un peu déçue c'est "La femme aux fleurs de papier".
Je te rejoins pour l'euthanasie assistée, même si je n'ai pas lu le livre et ne le lirai probablement pas, je suis bien trop sensible...